Dèveloppement Organisationnel Positif   

Alors que la plupart des recherches sur les organisations se focalisent sur les problèmes, l’incertitude, les résistances, ou la compétition, le développement organisationnel positif adopte un regard différent : il accompagne les organisations dans leur développement en s’appuyant sur leurs succès. Il examine les dynamiques désignées par la vertu, l’épanouissement, la résilience, l’excellence, l’abondance et la croissance. Il s’intéresse au capital humain et au bien-être au sein de l’organisation.

Le DOP repose sur trois piliers :

1 – La déviance positive, développe l’idée que, dans toute organisation, il existe des personnes qui, au lieu de résister au changement ou de maintenir des comportements devenus obsolètes, créent des stratégies nouvelles, basées sur leurs forces, et qui leur permettent de dépasser les difficultés quand les autres s’y enfoncent. Ces personnes sont désignées comme « déviants positifs », sources d’idées novatrices et de regain de performance pour l’organisation.

2 – Les actions vertueuses, qui ont un impact positif sur les collaborateurs sans que leur auteur en attende une quelconque récompense. Une organisation qui encourage ce type d’actions génère un climat de travail favorable à l’épanouissement et à l’efficacité professionnels. Libérés de la culpabilité et de l’obligation de la réciprocité inter-individuelle, les collaborateurs concentrent leur énergie sur leur travail, la façon d’améliorer les processus, et le succès collectif.

3 – Le biais positif : Le DOP fait le choix de se centrer sur les réussites et leurs conditions pour les modéliser. Cela n’empêche bien évidemment pas de comprendre les erreurs afin d’éviter de reproduire des schémas dysfonctionnels basés sur des visions du monde restrictives. 

Comment créer une culture de l’abondance dans l’organisation ?

Changer la culture de l’entreprise suppose de bousculer les valeurs, les croyances collectives, les façons de penser, les normes…Il s’agit de développer une culture de l’ouverture, du partage, de la collaboration, de l’écoute et de l’empathie…

Chaque individu au sein de l’organisation, a un rôle à jouer dans ce changement. Il s’agit de passer plus de temps à encourager les collaborateurs, à reconnaître leurs efforts, à développer sa gratitude…pour générer des émotions positives.

 

Petit à petit, les résultats seront là : moins d’absentéisme, moins de stress chronique et autre burn-out, mais aussi une meilleure présence au travail, une meilleure productivité, une plus grande fidélité à l’organisation, un discours positif sur celle-ci qui sera véhiculé à l’extérieur garantissant ainsi sa réputation et une fidélisation de sa clientèle. Il s’agit d’une démarche qui fait l’objet de nombreux travaux reconnus dans le monde scientifique international et qui est en plein essor dans la période de crise que nous traversons. Les organisations les plus performantes s’y intéressent et la mettent en oeuvre.

Un exemple marquant de l’efficacité du DOP dans l’entreprise :

Dans l’année qui a suivi les attaques du 11 septembre 2001, les compagnies aériennes américaines ont perdu 20% de leur clientèle. Pour faire face à cette situation, la plupart de ces compagnies aériennes ont mis en place des mesures drastiques de réduction des coûts et du personnel arguant qu’il s’agissait de la seule solution pour sauver l’entreprise. Seules deux compagnies ont décidé de ne pas licencier : Southwest et Alaska. Ces compagnies perdaient jusqu’à un million de dollars par jour, mais voulaient à tout prix protéger leurs emplois. Les pertes financières de court terme ne pouvaient justifier des licenciements. Ils ont parié sur la confiance, la loyauté. Southwest et Alaska ont finalement été les compagnies à se redresser le plus rapidement après la crise. De nombreux analystes ont pu montrer que la déviance positive, la virtuosité, l’énergie positive et la communication positive ont permis à ces compagnies de s’auto-renforcer face à la crise, et de développer leur résilience leur permettant de mieux résister à des conditions extérieures négatives.

Le baromètre du bien-être au travail est une porte d’entrée pour changer de regard ou renforcer un regard positif sur le travailler ensemble qui remplit une bonne partie de nos vies et peut nous apporter les plus grandes satisfactions, sans opposer l’humain à l’économique.